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Histoire Lac-à-Jim

Le lac-à-Jim est long de 11,2 kilomètres. C’est un lac étroit et profond. À son plus large, les rives ne sont espacées que de 0,6 km mais il contient des fosses dépassant les 40 mètres de profondeur.

De nombreuses espèces de poissons y cohabitent : Ouananiche, doré jaune, brochet, touladi, lotte, éperlan, corégone et plusieurs autres.

Ce lac doit son nom à un amérindien qui s’y établit au 18 ième siècle: Jim Raphaël. Lorsqu’un père missionnaire découvrit le campement, il baptisa les enfants,  dont Jacques (surnommé Ti-Biche) et célébra une messe.

Depuis ce jour, de générations en générations, la famille Raphaël a vu à ce qu’une croix de bois surplombe la pointe à Ti-Biche en souvenir de cet événement.

                                                    Jacques Raphaël dit Ti-Biche. Photo Jean-Louis Gravel

 

Le lac-à-Jim joua longtemps un rôle majeur au niveau de l’industrie forestière régionale. Le bois qui provenait des chantiers plus au nord était dravé jusqu’à la partie sud du lac où différents moulins à scie ont tour à tour été érigés: Albert Darveau, Fernand Laliberté, Marcel Tremblay, Omer Perreault et Auger Lumber.  De 1949 à 1963, la compagnie Price Brothers exploite une “dalle” de bois. D’une longueur de 14 kilomètres, cette glissoire transporte la pitoune (billes de 4 pieds) du lac-à-Jim jusqu’à la rivière Ashuapmushuan. Le bois est par la suite dravé jusqu’à Alma.

                                                  Flottage du bois sur le lac-à-Jim (1949-1963)

 

Toutes les installations dont il est question ici sont visibles à partir du site du centre de villégiature.

En 2017, on compte 164 chalets sur les rives du lac-à-Jim dont 47 servent de résidences permanentes

 

BURT MCCONNEL: LE JOURNALISTE AMÉRICAIN QUI S’EST FAIT LAISSER PRESQUE NU AU LAC-À-JIM POUR Y VIVRE EN FORÊT SANS AIDE.

Le 25 septembre 1929, un journaliste américain du nom de Burt McConnel se fait laisser dans les territoires situés au nord du lac à Jim pour vivre une expérience de survie en forêt en ne portant que ses sous-vêtements.

Il honorait ainsi une gageure qu’il avait pris à l’effet de perdre du poids dans des conditions de dénuement extrême.

Ses deux mois passés dans ces conditions de privation lui auront permis de perdre 23 livres.

Son retour à la civilisation se fera dans la maison de Coq Perron au lac à Jim.

Puisqu’il avait emporté avec lui un appareil photo et de quoi prendre des notes, il livrera un récit quotidien de son aventure assez singulière dans la Presse.

L’œuvre a été reprise intégralement en deuxième partie du volume « Surviethon au gré de la nature » de André-François Bourbeau publié aux éditions JCL en 1988.

 

 

LA QUÊTE DE L’OURS: Un roman écrit par Yves Thériault.

Citons un extrait d’un document préparé par Aurélien Boivin, professeur de littérature à l’université Laval à propos de ce conte merveilleux:

La grande majorité du roman se déroule dans une vaste forêt, près de Saint-Thomas , au nord du Lac-Saint-Jean. Comme l’avait fait Agaguk, qui a bien préparé la venue d’Iriook, Antoine choisit lui-même l’emplacement de la cabane à construire, car il connaît à fond ce territoire, situé « à six heures de trajet du village environ, sur le bord d’un petit lac paisible, voisin de celui où l’ourse a attaqué Julie » (p. 132). Il est confiant qu’il pourra, « au pays de bonne chasse, de trappe excellente […] se créer une vie fructueuse » (p. 133). À ses yeux, voilà « l’endroit par excellence. Il aurait voyagé au-delà de la baie James qu’il n’aurait pu trouver forêt plus vierge, plus giboyeuse » (p. 134). Mais il sait que cette richesse n’est pas inépuisable. Aussi, il est conscient qu’« il ne lui faudrait tuer la faune que par nécessité » (ibid.), qu’il lui faudrait se contenter d’abattre au fusil seulement les animaux dont il se nourrirait, selon « l’économie indienne, le sens de conservation inhérent aux gens de la forêt » (ibid.). À quelques reprises, le jeune Métis se déplace tantôt au village pour s’y procurer quelques denrées essentielles ou des objets et outils d’utilité courante, tels fusils, balles, pièges, couteaux, etc. Deux fois, le couple Antoine-Julie se rend à Québec : la première fois, ensemble, après avoir voyagé en autobus jusqu’à Roberval, puis en train jusqu’à Québec  ; la seconde fois, séparément, Julie ayant quitté son mari pour tomber à la ville dans les filets d’un souteneur à qui Antoine, parti à la recherche de son épouse, administre une raclée, geste qui lui vaut une condamnation d’un mois de prison. Quand il revient sur son territoire, il découvre Julie, qui l’avait devancé, morte dans leur cabane, ce qui déclenche chez lui un sentiment de vengeance qui alimentera sa quête de l’ourse, coupable de la mort de sa compagne.

 

Jean-Marc Paradis

novembre 2017