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Historique centre touristique

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HISTORIQUE DU CENTRE TOURISTIQUE LAC-À-JIM

 

En 2017, le centre touristique lac-à-Jim a fêté ses cinquante ans d’existence.  À la demande du conseil d’administration,  j’ai accepté de relever le défi de fouiller les archives pour en relater les principaux événements. C’est avec plaisir que je vous offre ici un résumé de ce travail. Je peux dire que j’ai été un témoin privilégié de l’évolution de ce site car à trois exceptions près, toutes les photos qui accompagnent le texte sont de moi.

Jean-Marc Paradis

novembre 2017

À partir de l’année 1964,  la municipalité avait loué un terrain sur les bords du lac-à-Jim  pour y aménager une plage municipale et quelques tables pour que les gens puissent faire des piqueniques en famille.

C’est à la suggestion de Monsieur Albert Laurendeau que le conseil municipal décide de construire une colonie de vacance sur ce terrain en 1967.

Le fondateur du centre, Monsieur Albert Laurendeau ,entouré de ses « cuiseurs » le 28 avril 1990                           Jean-Marc Paradis, Jean-Louis Gilbert, Denis Tremblay, Christian Gaumond et sa fille Marjolaine Laurendeau

On a alors bénéficié du programme fédéral des travaux d’hiver qui visait à lutter contre le chômage pendant la saison morte pour mettre en place les premières infrastructures sur le site.

Citons ce que le premier projet accepté comportait:

  • Accommodation touristique, nivelage du terrain.
  • construction d’une palissade de 8 pieds de haut par 1 600 pieds de longueur en pieux de 5 po de grosseur. Elle sera « placée autour de l’enceinte principale pour donner l’impression d’un fort des années 1700 . »
  • construction d’un chalet central d’une grandeur de 48 pieds par 60 pieds .
  • construction de 4 petits chalets et de tables de pique-nique, balançoire et kiosques.
  • creusage de 2 puits.
  • embellissement et nettoyage des arbustes nuisibles sur le terrain.

 

Une trentaine d’hommes ont travaillé sous la supervision de M. Lucien Paradis pour la construction du camp principal et de 4 petits chalets. Initialement le camp principal était sur pilotis, sans sous-sol.

 

Monsieur Roger Paradis se souvient avoir travaillé sur ce projet qui employait une trentaine d’hommes. « Il a fallu faire un immense abris en polythène qui était chauffé jour et nuit afin de faire dégeler le bois pour pouvoir l’écorcer. Même réchauffées, les billes n’étaient pas facile à écorcer.

 On finissait le travail à la hache. On pouvait y entrer jusqu’à 200 billots à la fois. Le bois avait été préalablement coupé dans les alentours dans la forêt domaniale. »

On construit des bâtiments mais la mission de colonie de vacance ne lève pas vraiment.

Comme le service de pastorale de l’école secondaire de Normandin est à la recherche d’une salle de ce genre pour tenir des activités avec ses étudiants, la municipalité accepte de leur louer en 1969 le chalet principal et les 4 petits camps moyennant la somme de 1 $ par année et l’obligation d’entretien.

Il faut souligner la contribution des frères maristes de Normandin qui avec la famille Cantin de Saint-Thomas-Didyme ont vu non seulement à l’entretien du bâtiment mais à son amélioration.

Le site portait le nom de chalet de la pastorale et cette appellation a traversé des années au point ou il est encore des gens qui l’identifient de cette façon.

Cette location a durée 7 ans puisqu’en 1976, la polyvalente de Normandin mettait un terme à la location pour des raisons de compressions budgétaires.

En cette même année de 1976, le club Radisson qui est un club de motoneigiste vient de créer une nouvelle association pour la promotion des activités de chasse et pêche: Le club sportif Élan. Ce dernier se cherche justement un local pour tenir des activités.

Le conseil municipal accepte de leur prêter le site.

Entrer dans les détails de l’administration du complexe par le club sportif Élan représenterait à lui seul un travail de centaines de pages.

Vu l’ampleur de la tâche ce club avait même créé un comité ad hoc pour l’administration du bâtiment.

Cependant il faut reconnaître que les administrateurs se sont acquittés de cette tâche avec brio pendant toute la durée de leur administration.

En plus d’entretenir, ils ont améliorés les installations et ce, jusqu’à la fin de leur location, soit en 1988 et c’est sans compter les nombreuses activités organisées sur le site en été comme en hiver.

En 1986 le président du club sportif Élan, M. Ghislain Darveau, vient rencontrer les membres du conseil afin de leurs faire part qu’il fallait isoler le bâtiment principal.

Ça prenait environ 60 cordes de bois de poêle pour passer l’hiver. Il fut décidé d’isoler le bâtiment principal à l’uréthane et de poser une tôle par la suite.

                  Développement du terrain de camping en 1985. 49 emplacements dont 32 avec services.

                   Isolation et nouvelle finition extérieure en 1986-87

 

Comme on l’a dit, la gestion de ce complexe n’est pas une chose facile. Lorsqu’il en a repris la gestion à la demande du club Élan en 1988, le  conseil a formé un comité pour l’administration du centre.

Tout comme au temps des autres administrations, plusieurs bénévoles y ont consacré des milliers d’heures de travail et de dévouement.

Le programme d’infrastructures Canada Québec permettra des investissements majeurs en 1995.

On donnera au pavillon central le look que l’on lui connaît actuellement en plus de construire une nouvelle unité de deux logements que l’on nommera pavillon Albert-Laurendeau.

                   Les bâtiments tels qu’on les connaît aujourd’hui. À gauche, le pavillon Albert Laurendeau.

Un problème soulevé constamment par tous les gérants et les administrateurs de l’époque était qu’il manquait de capacité d’hébergement.En 1998, la municipalité saute sur l’offre de Donohue qui lui donne trois dortoirs situés au millage 54 sur le chemin de Chibougamau.

                  Transport de 3 dortoirs en 1998

Les administrateurs ont pensé faire une bonne affaire car ils ne se doutaient pas que les normes sur les terrains de camping étaient fort différentes que dans les camps de forestiers.Les dortoirs ne pouvaient servir sans être pratiquement tout reconstruits ! Ils ont donc fait office d’entrepôts.

En 1999 la municipalité, sur recommandation des administrateurs du centre, décide de mettre en vente le site.

La première offre de la société Katassos ne peut se réaliser faute de financement.

C’est finalement en l’an 2000, au terme d’un second appel d’offres que le centre est vendu à une compagnie à numéro représentée par Messieurs Gérard Pagé, Réjean Tremblay et Luc Girard.C’est l’entreprise privée qui va opérer le site jusqu’en l’an 2010 avec des hauts et des bas.

Le notaire Doris Ratté,  le maire Denis Tremblay , accompagnent messieurs  Luc Girard,  Gérard Pagé et Réjean Tremblay

Et en 2011, la municipalité va reprendre la propriété du site et faisant suite à une volonté du milieu de ne pas laisser tomber le centre, elle signera un bail emphytéotique d’une durée de 30 ans avec la nouvelle coopérative de solidarité formée spécialement pour la cause.Grâce à une subvention de Développement économique Canada, la municipalité peut renouveler ses quais flottants en 2014.

 

Au fil de toutes ces années, plusieurs gérants et propriétaires ont géré les destinées du site.

Les voici:

Sous le règne du Club Sportif Élan:

Raymond-Marie Allard,  Charles-Eugène Lavoie, Luc et Yvonne Tremblay, Serge Landry et Denise Gaumond,   France-Alain Tremblay et Mariette Savard, Danielle Laurendeau, Alain Dionne et Diane Dion, Jeannine Gilbert et Bernard McNicoll, Hélène Tremblay et Gilles Arguin, Michel Laurendeau, Donat et Marlène Landry, Jeanne d’Arc Paradis  et Léon-Maurice Tremblay.

Sous la gestion de la municipalité.

Francoise Darveau  et Gilles Bouchard, Luc Girard.

La période des propriétaires privés.

Luc Girard, Gérard Pagé, Réjean Tremblay, Anne Racine, Carol Martel.

Sous la gestion de la coop de solidarité

D’abord le premier conseil d’administration provisoire de ce point tournant que fut la création de cette coopérative: Messieurs Denis Tremblay, Daniel Cantin, Mario Bilodeau, Alain Bilodeau, Édith Tremblay, Guy Dion, Denis Dionne et Gino Jobin.Gérants/gérantes:Bruno Hébert, Daniel Beaulieu, Johanne Gagnon, Florence Girard, Édith Tremblay, Joëlle Bouchard , Nancy Landry et Micheline Villeneuve.

De grandes personnalités sont passés ici:

Dédé-Fortin qui a été nommé ambassadeur honorifique de la municipalité, le grand Messmer est venu nous endormir , Gaston Lepage a surpris tout le monde en descendant de son hélicoptère lors d’un rendez-vous des pilotes de brousse.

André Dédé Fortin nommé Ambassadeur honorifique de Saint-Thomas-Didyme en 1994

D’autres artistes y ont fait des prestations, entre autres: Luc Boulianne, Isabelle Coulombe, Guy Racine. Mais surtout, le passage de vous tous, clients du centre qui avez joué le rôle d’ambassadeur en transportant la renommée du centre à l’étranger.

De belles activités sont revenues d’années en années: La pêche à la lotte, le tournoi de pêche d’été, les Olymplages, le beach party, la famifête, la parade des pontons, le camps vacance nature de la fédération des clubs de chasse et pêche, le rendez-vous des pilotes de brousse, le noël des campeurs, le marathon de nage qui ne cesse de prendre de l’envergure et bien d’autres….Au fil des années aussi on a connu différents noms: colonie de vacance, chalet de la pastorale, base plein air lac à Jim, centre plein air lac à Jim, centre touristique lac à Jim, auberge centre touristique lac à Jim et finalement, Lac-à-Jim Centre de Villégiature. Et dire qu’il y a encore des gens qui parlent du chalet de la pastorale !

                    Une des discipline des Olymplages.

                      Pêche à la lotte sur le lac-à-Jim

Au terme de mes recherches, avec un certain recul, trois choses semblent caractériser l’histoire du centre:

1) Le fondateur, Monsieur Albert Laurendeau, a été un visionnaire.

2)La richesse de l’histoire du centre: Ce sont des centaines de pages de volumes qu’il faudra écrire pour rendre justice à tout le travail accompli jusqu’à maintenant. Sans oublier le dévouement de centaines et de centaines de bénévoles au fil des ans pour maintenir et améliorer le site que l’on connait actuellement. Ce n’est pas par manque de vision et de travail si tous ces gens n’ont pas réussi à réaliser entièrement leurs rêves. La rentabilité est difficile à assurer lorsque l’on est loin des grands bassins de population et des circuits touristiques déjà établis. On a souligné la vision de Monsieur Albert Laurendeau qui a eu l’occasion de poursuivre le travail commencé lorsqu’il est devenu maire de la municipalité mais il faut aussi souligner le travail de Monsieur Denis Tremblay qui lui a succédé comme maire et qui a dû relever de nombreux défis pour relancer le complexe.

3) Le support du milieu a toujours été extraordinaire.  En ville, lorsqu’une entreprise ferme pendant un certain temps, il faut une éternité pour rebâtir l’achalandage. Ici, les gens reviennent immédiatement. La coopérative de solidarité en est un exemple. Bien sûr, de nombreuses contraintes font qu’il est difficile de se payer tous les rêves mais à la base, la volonté semble bien là.

 

Depuis 2012, le marathon de nage du lac-à-Jim ne cesse de prendre de l’ampleur.

Si le site a maintenant une renommée de grande envergure, ce n’est pas en raison de larges campagnes de publicité payées mais plutôt  par les commentaires élogieux répandus par les utilisateurs aux quatre coins du pays et même outre-frontières.

« Lac à Jim, Centre de villégiature » a une belle histoire mais il bénéfice surtout d’un site enchanteur qu’il entend continuer de mettre en valeur par de beaux projets et de belles activités

Aujourd’hui, opéré sous la forme d’une coopérative de solidarité comptant plus de 90 membres, « Lac à Jim, Centre de Villégiature » continue d’accueillir avec le même empressement autant la population régionale que la clientèle touristique, et ce, à longueur d’année.

Le personnel en place, aidé de plusieurs bénévoles, est constamment à la recherche d’idées et d’initiatives permettant de mieux répondre aux besoins de sa clientèle.